Sept escaliers à monter pour rejoindre un couloir mal éclairé. Un interrupteur qui allume une ampoule grésillante, je suis enfin arrivée à mon étage.
Quand j’ouvre la porte en fer forgé de l’immeuble du 7ème arrondissement où je vis, on ne peut pas savoir si la fille aux bottes noires et au béret blanc que je suis, cherche à rejoindre l’appartement de ses parents, probablement diplomates ou chef d’entreprises, ou si c’est un étudiante qui devra se cacher dés la seconde porte passée dans l’escalier de service. Ici, monsieur, on ne se mélange pas…aurais chanter Brel à propos de ces gens là…
Paris est une ville où il ne fait pas bon de vivre quand on a pas le sous aurait rajouté le grand Jacques… La famille africaine avec leur fils d’à peine 10 ans ou le couple asiatique qui vivent au bout du couloir confirmeraient surement mon propos…
Mais la France est un pays centralisé, alors Paname, Paname, Paname… t’y voilà propulsé sans parfois même l’ombre d’une envie…
La chambre de bonne est
un mythe parisien à elle toute seule… Alors considérons que vivre dans 10 mètres carré en dessous des toits est le moyen que j’ai trouvé pour vivre le plus authentiquement mes quelques mois dans la Capitale. C’est sous le baron haussmann que ces petites pièces sont apparues. Comme le nom l’indique, elles servaient à loger le personnel qui travaillaient aux ménages dans les grands appartements des propriètaires… Aujourd’hui, le principe n’a pas vraiment changé, sauf qu’au lieu de loger directement les bonnes sur place, les propriétaires les sous loue à des étudiants ou des familles pauvres pour mieux pouvoir se payer les services d’une femme de ménage…
Heureusement, hier soir, j’ai découvert le quartier République et son ambiance populaire. La friterie belge d’Oberkampf et les pintes de bières pas chères… Y’avait un peu de Lille là bas, et hier soir ça m’a fait du bien d’y trainer son âme grisée d’alcool…
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