la maison près de la…

Sept escaliers à monter pour rejoindre un couloir mal éclairé. Un interrupteur qui allume une ampoule grésillante, je suis enfin arrivée à mon étage.
Quand j’ouvre la porte en fer forgé de l’immeuble du 7ème arrondissement où je vis, on ne peut pas savoir si la fille aux bottes noires et au béret blanc que je suis, cherche à rejoindre l’appartement de ses parents, probablement diplomates ou chef d’entreprises, ou si c’est un étudiante qui devra se cacher dés la seconde porte passée dans l’escalier de service. Ici, monsieur, on ne se mélange pas…aurais chanter Brel à propos de ces gens làLire la suite

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A paris à vélo…

Passée une certaine heure, les rues parisiennes ne sont peuplées que de vélib et de taxi… sur ma bicyclette titubante sous les effluves d’alcool restantes, j’ai quitté le marée et rejoint les invalides en observant la ville qui se lève.
Place de Breteuil, il est 4h30, je suis presque arrivée.
Les marchants eux aussi sont là, déjà réveillés, en train d’installer leur étalage pour l’un des plus grand marchés de la capitale. Lire la suite

Et lui par moi…

Le Grand Soir version helvétique :

La veste qui tombe impeccablement sur la chemise blanche entrouverte, les lunettes carrés posées au plus près du visage, Olivier le dit, il a « un look de droite ». Un comble pour celui qui se définit politiquement comme social-démocrate et avoue haïr les préjugés.
Ce Suisse d’origine, arrivé tout récemment à Paris, s’affirme comme un ardent défenseur de l’ouverture d’esprit, de l’honnêteté intellectuelle et de la sincérité. Des préceptes qu’il applique avant tout à lui même. Quand on lui demande pourquoi le journalisme, il répond sans vergogne qu’entre autres « avoir sa tronche dans les journaux » ne lui déplairait pas. Un égocentrisme vite contré par un discours humaniste, centré sur la notion d’intérêt général. Lire la suite

Et moi, et moi et moi…

Cette semaine, portrait à écrire sur un autre élève de la promo…
voilà ce à quoi je ressemble, il parait….

« Autopsie » d’une camarade
« Je ne fais pas confiance facilement » me dit-elle assez rapidement. « Elle », c’est Adeline, 24 ans, étudiante au master journalisme anglophone, au sortir de la prestigieuse IEP. « Les gens, je dois les connaître avant de montrer qui je suis ». On serait tenté d’attribuer cette posture à la pudeur du Nord – elle vient de Lille – mais c’est peut-être trop facile. On aura quand même parlé de ses rapports humains. 2 ans, c’est sa moyenne pour devenir l’amie de quelqu’un. Un Suisse acquiescerait : « lent’ment mais sûrement ». Lire la suite

Comme il pleut sur la ville

On ne parle jamais des villes quand il pleut… Il semble qu’il faut rétablir ici un fait, une ville sous la pluie, même si c’est la plus belle cité du monde, même si les batiments sont harmonieux et colorés, une ville sous la pluie c’est moche et déprimant, une ville sous la pluie on a pas envie de la visiter, on n’a pas envie d’en profiter….
Aujourd’hui, il a plu toute la journée, presque en continu, pas forcément fort mais en permanence, Tour Eiffel ou pas, Arc de Triomphe ou pas, Paris aujourd’hui était moche, déprimant…

Il est difficile pour moi de ne pas faire de comparaisons avec New York… J’ai tellement mis d’énergie pour m’approprier la Big Apple qu’aujourd’hui je la considère comme une des ville qui fut chez moi.
Un mois que je suis à Paris, et il est difficile de renouveler ces efforts, alors faute de mieux pour le moment je compare…. Lire la suite

Fleur de Paris….

Le titre fera sourire, on se demandera pourquoi écrire sur son pays, sur sa capitale… je répondrai que je ne connais pas cette ville… Pendant 3 mois, j’ai fait découvrir New York, j’ai pris goût aux mots quotidiens, à cet épanchement journalier sur mes découvertes.

La tristesse du retour passée, il me reste l’envie d’écrire, le besoin de raconter, voilà donc l’hypothèse de base de cette nouvelle interface…

Paris est une ville que je connais peu. Les clichés négatifs se bousculent dans ma tête, une ville au romantisme dégoulinant, à la culture élitiste, aux bâtiments hautains, et aux habitants arrogants…

Et puis, ce master de journalisme… Parce que je suis carriériste, la question de la ville n’a pas vraiment eu le droit de citer face à l’impératif de mon ambition… Me voilà donc lancée dans la capitale après 5 ans passé à Lille et 18 mois de l’autre coté de l’Atlantique.

Quelques mois pour déconstruire mes opinions et en établir de nouvelles, quelques mois pour m’approprier les lieux, pour faire de Paris une de MES villes….

Let’s go…

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