La pornographie féministe d’Erika: Lust Barcelona Sex Project

Après plusieurs mois à regarder le film posé sur mon étagère, j’ai enfin regardé le « barcelona sex project » de la pornographe féministe suédoise Erika Lust.

A la limite entre le documentaire et la fiction, le Barcelona Sex Project propose de partager les fantasmes sexuelles de  6 habitants de la ville.

3 hommes et 2 femmes se livrent à la caméra de la suédoise.
Chaque portrait commence par une interview de plusieurs minutes et se termine par une scène de masturbation.

Dans un décor épuré, les intervenants se présentent, parlant de leur enfance, de leur vie professionnelle et de leurs différentes passions.

Même si la sexualité n’est abordée qu’a la toute fin de l’entretien, laissant le téléspectateur dans l’expectative, tout au long des entretiens on trouve- dans la manière dont Erika Lust a de filmer ces intervenants quand ils écoutent de la musique, joue aux jeux vidéos ou cuisine – une vraie dimension charnelle qui prépare le téléspectateur pour la scène de masturbation qui va suivre.

Aux frontières du reportage sociologique, le Barcelone Sex Project est captivant par l’exposition qu’il fait des corps et l’utilisation sans pudeur des mots de la sexualité. Les acteurs parlent de leur plaisir qu’ils soit gustatifs, culturels ou sexuels sur le même registre; laissant de côté la gêne qui peut parfois entourer l’évocation du sujet.
Les scènes de masturbation sont ultra stimulantes de part leur pureté, que ce soit visuelle ou sonore. Il n’y a pas de bandes sonores, les bruits des respirations, la manière de filmer les corps sans jamais aucune vulgarité, l’obsédant bruit du vibrateur renforce la véracité de la scène et l’excitation qu’elle fait surgir.

Il est dommage que les portraits soient inégaux, j’ai trouvé ceux des femmes beaucoup moins intéressants et plus attendus que ceux des trois hommes.
La première intervenante, Sylvia, gothique de 21 ans est d’un anticonformisme tellement conforme que son récit, manquant de sincérité, est ennuyant. Le film commence vraiment avec le second portrait et ne fais que s’améliorer au fil des intervenants.
Au final, c’est le premier film d’Erika Lust que je visionne et il finit de me convaincre que l’on peut faire de la pornographie sans vulgarité, loin des clichés des habituelles productions et efficaces.

Plus d’info sur le site : http://www.barcelonasexproject.com/index.php

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